Journée Mondiale de la Prématurité – Une histoire

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, vendredi 17 Novembre est la journée mondiale de la prématurité. La prématurité c’est un sujet qui fait trembler toutes les futures mamans, on connait à peu près toutes le fameux cap des 37 SA où on sort enfin de la zone de danger.

Je n’ai jamais connu pour mes enfants la prématurité, mais cela reste un sujet qui me tient à coeur. Alors j’ai décidé d’inviter une amie très proche, marraine de ma fille, à parler de son parcours, et de la prématurité de sa petite choupette, née à 34 SA. Elle est déjà maman d’un petit garçon, la grossesse avait été parfaitement normale.

Alors, est-ce que tu peux nous expliquer ton parcours ?

Suite à des complications en début de grossesse, il a été décidé très tôt par l’équipe médicale qui me suivait d’un accouchement à 34SA, stade acceptable en terme de prématurité. Le ration bénéfice/risque était à ce moment-là convenable. Par contre, pour arriver jusque là et mener cette grossesse à son terme, j’ai été alitée 14 semaines, dont 9 semaines à l’hôpital.

Le point positif de l’hospitalisation , c’est que le personnel médical était à ma disposition pour répondre à toutes mes questions. Les pédiatres sont à l’écoute et surtout viennent discuter de la prématurité.  A chaque grande étape, l’équipe médicale est venue m’expliquer où on en était, ce qui était maintenant derrière nous, et ce qui nous attendait. J’ai donc eu le temps de me préparer à l’accouchement et à la venue de ma fille.

Au niveau médical, une des grandes interrogation avec la prématurité, c’est en autre l’aspect respiratoire, et ce sont des injections de corticoïdes qui vont essayer de stimuler le développement pulmonaire.

Chaque stade de prématurité a son lot de complications, et bien sûr chaque cas est différent. Ce n’est qu’au jour de la naissance qu’on sait réellement les mesures mis en place pour notre enfant. Chaque situation est tellement unique.

Comment s’est passé ton accouchement ?

J’ai été déclenchée à 34 SA, dans une salle de naissance « classique » mais la différence majeure est qu’une équipe de pédiatres et d’infirmières était en stand-by dans la salle d’à côté pour prendre en charge mon bébé. Je n’ai pu la voir que quelques secondes avant qu’elle soit emmenée pour les premiers « soins ».  Mon mari était avec moi, il a pu aller la voir rapidement. Bébé V. pesait 2,210kg pour 46cm à la naissance.

Comment s’est passé son hospitalisation ?

Bébé V. a respiré tout de suite, c’est très important et c’est aussi un grand soulagement ! Ensuite, elle a été prise en charge par l’équipe de réanimation, pour la pose d’un cathéter, elle a été alimentée par sonde naso-gastrique. Elle a tout de même eu 48 h d’oxygène car elle était fatiguée par son arrivée parmi nous. Elle n’a pas été en couveuse mais en berceau chauffant.

Elle n’est restée « que » 5 jours en réanimation, puisque son état était stable: plus besoin d’oxygène, plus besoin de la perfusion. Elle est donc passée rapidement à l’étape suivante: la néonatalogie.

L’alimentation par sonde gastrique a été maintenue pendant presque toute son hospitalisation : 4 semaines. Au bout d’une semaine en néonat, elle a réussi à maintenir sa température et est donc passée du berceau chauffant au berceau classique de maternité.

Elle a pu rentrer à la maison quand elle a atteint un poids acceptable (2,5kg) et qu’elle était assez forte pour se nourrir dans les mêmes conditions qu’à la maison.

Avec le recul, quel est ton ressenti de cette expérience ?

Déjà, c’est très important de le dire: j’ai été vraiment bien accompagnée par l’équipe médicale.

On accompagne son enfant tout au long de l’hospitalisation, par notre présence et nos câlins, on est dans l’angoisse de la suite, chaque jour est un combat pour notre bébé et on voit bien que c’est compliqué pour lui et quelque part on se sent impuissant. Mais même si on a des inquiétudes et des angoisses de maman,  pour moi je pense qu’on le devient réellement, une deuxième fois, quand l’enfant revient à la maison. A l’hôpital, il y a les machines qui quelque part rassurent, les infirmières qui sont aux petits soins pour notre bébé et qui sont toujours là pour répondre à la moindre de nos interrogations.

Au retour à la maison, on se rend compte que le poids de la responsabilité est entièrement pour nous. Quelque part, on était spectateur à l’hôpital et on devient acteur principal à la maison: ça fait un petit choc quand même.

Par contre pour moi, la prématurité n’a pas été une source supplémentaire d’angoisse par rapport à mon premier enfant – cela ne m’a pas empêché de dormir par exemple. Bien sûr, c’est une donnée importante de son parcours, mais je vois bien que ma fille va bien, et qu’elle a déjà parcouru beaucoup de chemin. A l’heure actuelle, elle a rattrapé son retard de croissance, c’est une battante.

Le petit mot de la fin…?

Chaque cas est différent, et chaque parent va vivre différemment la prématurité de son enfant. Pendant toute la période où l’on « vit » dans les hôpitaux, j’étais à 100%, on ne prends pas le temps de relever la tête. C’est maintenant, qu’elle a 3 mois et qu’elle va parfaitement  bien (même si on sait qu’il faut encore attendre avant de dire qu’elle n’aura aucune séquelle de sa prématurité) que je commence tout doucement à digérer tout ce qui s’est passé. Il faut se laisser le temps. Je pense que la prématurité quelle qu’elle soit, il faut la vivre pour la comprendre. Et surtout ne pas oublier tous ses bébés nés prématurément qui se battent comme des guerriers pour vivre !

J’espère que cet article vous a plu. N’hésitez pas à visiter le site SOS Préma pour plus d’informations ou pour faire un don ;-).

Je vous souhaite une belle journée.

Marie.

(NDLR: pour la première fois sur le blog, les photos ne sont pas les miennes.)

Publicités
Cet article, publié dans Grossesse, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour Journée Mondiale de la Prématurité – Une histoire

  1. Très joli article 😘😘

    Aimé par 1 personne

  2. ColombesMum dit :

    Merci pour ce beau témoignage. Sujet qui me tient à cœur aussi. La maman a l’air sereine, mais ça ne doit être qu’une impression. Ce type de parcours (sans compter les 9 semaines d’alitement avec un aîné !!) doit être éprouvant.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s