Se plaindre

Je me plains. Beaucoup. Et j’irais même jusqu’à dire que j’aime ça. Cela me fait du bien, d’exterioriser toutes ces petites choses qui me frustrent.

Evidemment, je me plains pas à tout le monde, ni devant tout le monde. Mais dans mon cercle intime, c’est vrai que je me plains.

Du quotidien, de cette fatigue qui ne me quitte plus, des enfants qui crient, qui courent et tombent et donc pleurent. Des courses à faire. Des factures à payer. De la vie quoi.


À me lire, et à m’entendre du coup, on pourrait croire que je suis au fond du trou, non ?

Et bien, non. Je suis vraiment heureuse dans ma vie. Je sais que j’ai une chance incroyable d’avoir trouvé l’amour de ma vie, d’avoir deux enfants hurlant mais merveilleux, de porter la vie une fois de plus, d’avoir de la nourriture sur la table et un joli toit au dessus de nos têtes. Nous avons des familles merveilleuses qui nous entourent d’amour.

Vraiment, je suis heureuse.

Mais je me plains.


En fait, je crois qu’il faut distinguer deux causes de plaintes: celles que l’on peut changer, et dans ce cas, la plainte est presque illégitime parce qu’il suffit de faire ce qu’il faut pour améliorer la situation, et les choses que l’on ne peut pas changer, et dans ce cas, se plaindre, sert notamment à évacuer la frustration de ne pouvoir rien y faire.

Par exemple, vous ne m’entendrez pas me plaindre que mes enfants mettent des saletés dans la maison en rentrant du parc. C’est à moi de leur faire enlever leurs chaussures et mettre les chaussons en rentrant dans la maison. Ou comme l’exemple de Sandrine Donzel, psychopraticienne, qui travaille beaucoup sur la parentalité (son blog est une pépite !), l’exemple des miettes sur le canapé. 

Autre exemple, je me plains souvent de la fatigue. Clairement, avec deux enfants de moins de 3 ans et enceinte, il serait fortement improbable que je sois d’une vitalité et d’une énergie folle. La grossesse me fait mal dormir, et les enfants occupent mes journées. Bref, je suis fatiguée, et je n’y peux pas grand chose. Rien que le fait de dire « ohlala qu’est ce que je suis fatiguée » me fait du bien. Accepter cette frustration de ne pas pouvoir me reposer comme je le voudrais. C’est tout.

Mais pour rien au monde, je ne changerai les réveils matinaux de mon fils, qui nous permet de faire un câlin dans le lit, puis de prendre le petit déjeuner en tête à tête. Cette fatigue ne m’empêche pas de passer de belles journées, de m’occuper de mes enfants, d’organiser des activités etc.. Juste, je suis fatiguée. Et j’ai besoin de le dire.

Comme dirait notre cher ami Marc Aurèle: « Que la force me soit donnée de supporter (et me plaindre un peu..!) ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.»


Après bien sûr, il ne faut pas non plus s’enfermer dans cet état. Se plaindre ne signifie pas non plus devenir un petit monstre plein de négativité. Le but est réellement d’aller de l’avant. Sortir la négativité justement en la disant haut et fort. S’en débarrasser en fait.

Comme toute chose, il faut donc se plaindre avec modération, ;-).

Je vous embrasse.

Marie.

 

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