Et poser ma tête sur son épaule

Les semaines se suivent et se ressemblent. Je suis toujours engluée dans ce rhume qui ne me quitte pas, qui pourrit mes nuits et du coup gâche mes journées. Clairement, je ne suis pas en forme. Les enfants aussi ont une petite forme, ça tousse, le nez coule, un début de printemps comme il se doit.

Au final, les semaines se déroulent toujours sans encombres, je ne réfléchis pas ou peu à notre situation atypique. Je fais ce qu’il y a à faire, je m’occupe des enfants de mon mieux, il y a des bisous, des câlins, des jeux, de jolies histoires de crocrodilile dès le réveil. Il y a beaucoup beaucoup de bonheur, j’adore m’occuper de mes enfants, je sais que c’est un luxe, un privilège de pouvoir être totalement disponible pour eux.

Mais, il ne faut pas se le cacher, il y a une certaine pression à notre situation. Je suis seule, j’assume la responsabilité de nos amours tous les jours, je gère les petits comme les gros bobos. Je dois les couvrir de tout l’amour dont je suis capable car ils ressentent le manque de leur papa, mais je dois aussi les élever pour qu’ils comprennent les limites et le cadre que nous leur fixons. Tout ça est parfois impossible à contrebalancer quand on est seule. On a pas le relais qui permet de diffuser une situation difficile, un moment tendu, une crise qui n’en finit pas, une mauvaise humeur qui ne se dissipe pas.

Je n’ai pas la possibilité de me dire « je ferais à manger pendant leurs bains ». Parce que non, je donne les bains ET je fais à manger. Tout est organisation, tout est pensé à l’avance, tout est presque programmé pour éviter les frustrations, les déceptions de bébés.

C’est souvent la nuit que je ressens cette pression le plus fortement. Je ne dors que d’un oeil, j’ai les babyphones tout près de moi, le sommeil est léger. La fatigue progresse au fil des jours…

Alors dés le lundi, peu de temps après son départ en fait, je pense à ce moment. Le moment qui arrive tous les vendredis soirs. Ou une fois que les enfants sont couchés, je vais pouvoir m’asseoir à ses côtés sur le canapé et poser ma tête sur son épaule et laisser couler de mes épaules toute cette pression, toute cette responsabilité d’être seule avec deux enfants en bas âge.

A demain mon amour.

Je vous souhaite une excellente journée sous le soleil.

Marie.

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