C’est quoi ta parentalité ?

Cela fait bien longtemps qu’un article sur la parentalité me trotte dans la tête. Celles qui me suivent sur Instagram et ceux qui me connaissent dans la « vraie vie » savent qu’en ce moment, nous vivons une période difficile avec Jules. La période du terrible two chez nous, dure, dure, s’étire vraiment en longueur. On a des phases de mieux (2-3jours au maximum) puis on replonge. Je me sens complètement démunie face à la tempête intérieure de mon fils. Du coup, je lis beaucoup, je parcours les blogs, je lis les livres conseillés partout pour « survivre » à cette période difficile.

Pour tout vous dire, j’appréhende un peu de me livrer sur ce sujet car mon ressenti est un peu à contre-sens de la blogosphère en ce moment. Pourquoi me direz-vous ?

Tout simplement parce que je suis lassée de voir des articles culpabilisants au possible partout sur internet sur cette parentalité positive, qui a mon sens n’est plus si positive que ça, tellement elle engendre un malaise chez moi. Quelles sont les promesses de cette parentalité ? l’autonomie de l’enfant, la fin des colères, des cris.. Le rêve en somme.

NDLR: Avant que vous n’appeliez les services sociaux (ahah) je précise que bien évidemment j’essaie d’utiliser une parentalité la plus bienveillante possible avec mes enfants, cela tombe sous le sens pour moi.

Mais clairement, pour moi, il y a les bouquins, et il y a la vraie vie.

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Déjà le terme employé, « positive », je trouve ça tellement manichéen. Parce que le pendant du positif, c’est forcément le négatif, non ?

Ce qui me gêne le plus je crois, c’est cette volonté d’anticiper les crises de ton enfant pour pouvoir les éviter. Je reste persuadée qu’il est sain pour un enfant d’exprimer ses émotions, sous forme de crises, de colères, de pleurs et toutes leurs panoplies qu’ils ont développées au fil de leur jeune âge. Cela fait partie de sa construction, de sa compréhension du monde autour de lui. La parentalité positive est, à mon sens, tellement dans la compréhension et la volonté de prévenir les frustrations que l’enfant ne se confronte pas forcement aux obstacles naturels qu’il devrait rencontrer pour se construire, se révéler et s’épanouir.

Je trouve que le plus dommage dans cette parentalité, c’est qu’elle met complètement de coté l’humanité: elle demande tellement, mais tellement d’énergie. Elle ordonne aux parents d’être parfait, tout le temps. De tout penser à l’avance, et surtout les réactions de ton enfant. J’ai eu le cas de la Maxi Chocolatine que j’ai déchiré en deux par automatisme pour donner la moitié à mon fils. Et bien, non, cela ne lui convenait pas. Du coup il n’en voulait pas. Dans une parentalité dites positive, je pense j’aurais du anticiper sa réaction, et lui proposer de couper lui-même la chocolatine. Mais voilà je n’y ai même pas pensé. J’ai regardé mon fils se rouler en hurlant sur le sol de la cuisine complètement démunie. A partir de là, tu fais quoi ? Maintenant que la crise est là ?..

Et puis il n’y a pas de parent parfait (référence à la prêtresse Mme Filliozat ;)). Clairement j’ai des défauts, des limites, des faiblesses. Par exemple, je réagis très mal à la fatigue et malheureusement il me faut beaucoup de temps de sommeil pour être vraiment au top de ma forme. Ca a toujours été comme ça. Comme je le sais, je fais de mon mieux pour me coucher à une heure raisonnable (22h environ) mais il y a des soirs ou cela s’étire et il y a des nuits incomplètes parce que beh j’ai des enfants quoi ! Du coup, la journée est longue, mes nerfs sont à vifs, j’ai mes émotions au bord des yeux et si je finis la journée sans avoir crié, c’est un peu le miracle en fait.

Quand je discute avec ma maman, qui donne évidemment les meilleurs conseils du monde, elle est assez frappée par cet atmosphère autour de la parentalité de nos jours. Il y a une telle pression pour bien faire, pour mieux faire, pour faire parfaitement. Comme elle me le répète souvent, « On se posait moins de questions, et cela fonctionnait tout aussi bien ! ». Et je précise que ma maman ne m’a jamais tapée, ni donné de fessées.

En parlant de ça… Clairement on le sait, la fessée ne sert à rien, elle n’a aucune valeur éducative, elle dessert autant le parent que l’enfant. La violence en générale est à bannir dans notre éducation. La violence physique mais aussi verbale. Le poids des mots est parfois bien plus blessant sur le long terme qu’une tape sur la main, ou sur les fesses.

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Mais voilà on n’est pas toutes égales face à nos enfants. Certaines ont un seul enfant, un travail qui les passionnent où elles peuvent gérer leurs horaires, un mari présent 7 jours sur 7, une famille et une belle-famille disponible en cas de difficulté. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Dans mon cas, je suis seule à la maison avec les enfants du lundi au vendredi toutes les semaines. J’ai mes beaux-parents à proximité, mais c’est tout. Ma maman n’habite pas tout près, ma soeur non plus. Il faut parfois prendre du recul et se rendre compte que tout le monde n’a pas forcement toutes ces soupapes de décompression. Je n’encourage évidemment pas à la mauvaise parentalité sous prétexte qu’on a une vie pas facile, bien sûr que non. Mais il faut être indulgente avec soi-même et se rendre compte qu’on a toutes des limites.

Si je dis ça, c’est parce que je le vis toutes les semaines: si je peux avoir des moments de détresse (et de perte de contrôle) avec les enfants en semaine, cela ne m’arrive jamais le week-end. Il est vraiment extrêmement rare que j’élève la voix, que j’ai besoin d’insister pour que mes enfants fassent quelque chose le week-end. Parce que je sais que je suis épaulée, que j’ai un relai si besoin.

Et puis je crois aussi que mon esprit scientifique prend le dessus. Parce que la psychologie est une science, et en science toute théorie peut être faillible. Aujourd’hui, on pense que le cerveau de l’enfant n’est pas capable de comprendre la négation, ne sait pas gérer les frustration. Mais demain, il est possible qu’un scientifique, grâce à une nouvelle méthode, un nouvel instrument de radio révolutionnaire, découvre que le cerveau de l’enfant est plus évolué qu’il n’y parait et que les crises sont finalement un apprentissage nécessaire.. Il ne faut pas oublier qu’un jour la terre était plate pour tout le monde, que le singe n’était absolument pas le cousin le plus proche de l’être humain. Il faut prendre du recul sur ces paradigmes qui font tellement l’unanimité.

Aussi la psychologie est une science à part, car les expériences se font sur des dizaines d’années, voir même plus, sur une génération entière. Aujourd’hui, on parle beaucoup de la génération des « millenials » ou le génération Y (dont je fais partie) qui ne savent pas/ne veulent pas s’adapter au monde de l’entreprise. Certains disent que c’est à l’entreprise de s’adapter, d’autres que c’est à la génération de se fondre dans le moule de l’entreprise. Il s’agit d’un tout autre débat. Mais ce que je veux dire c’est qu’on ne sait pas l’impact qu’une technologie ou un dogme va avoir sur toute une génération. On ne connait pas l’évolution de cette génération à travers l’adolescence, l’entrée dans le monde du travail. On n’a pas ce recul là.

Mais c’est difficile d’accepter ça. Comment « contredire » une parentalité dites « positive » ? Cela parait incongrue, indigne même ! Quoi, tu n’utilises pas la parentalité « positive » avec tes enfants ? Alors là, c’est immédiat, la case de « mère indigne » nous est directement attribuée !

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Quand tu lis cet article, tu te dis « ohlala elle va un peu loin là Marie, elle s’emballe ». Alors oui peut-être que je m’emballe. Mais je vois de plus en plus d’articles de blogueuses ou de post sur Instagram de maman qui sont à bout, épuisées par leur « responsabilité » maternelle, et puis clairement je n’ai qu’à me regarder certains soirs dans un miroir. Pour moi, ce n’est pas une coïncidence. Cette parentalité entraine tellement de culpabilité quand on ne fait pas bien, quand on manque de bienveillance…

Mais voilà, dans la vie, il y a des nuances, entre le blanc et le noir. (non, je ne te ferais pas la blague des cinquante nuances de gris ahah!)

Evidemment, tout n’est pas à jeter dans cette parentalité, j’ai d’ailleurs pratiquement tous les bouquins de Mme Filliozat à la maison et je les relis quand je sens que je ne suis pas à la hauteur.

Tout cela pour dire qu’il faut être indulgente avec soi-même, et avec ses enfants. Nous éduquons nos enfants avec les outils que nous avons à notre disposition: notre passé, nos parents, notre éducation à nous, et ce que nous voulons pour nos enfants. La parentalité devrait être tout simplement guidée par l’Amour que nous portons à nos enfants, notre besoin intrinsèque de les protéger et notre volonté de les préparer à une vie heureuse dans une société difficile. Donc si la journée est mauvaise, qu’on a pas été au niveau, alors on se couche et on recommence avec amour et positivisme (ahah) le lendemain.

Au final, le but de tout ça c’est d’élever/éduquer nos enfants à être des adultes heureux et bien dans leurs bottes. Aujourd’hui, et depuis que je suis maman, je regarde en arrière, et bien qu’il y ait des choses que je fais différemment parce qu’on est plus à la même époque, je remercie mes parents pour la manière dont ils m’ont élevés. Parce que je SAIS qu’ils ont fait au mieux, et que je n’ai jamais manqué d’amour. Il est là l’ESSENTIEL pour moi.

Donc, si chère lectrice, tous les matins tu te lèves en te disant « aujourd’hui je vais faire de mon mieux » et que le soir tu te couches en te disant « j’ai fait du mieux que j’ai pu » alors tu gagnes sans aucun doute la distinction de la meilleure maman au monde aux yeux de tes enfants.

Alors voilà, ma parentalité à moi, c’est « JE FAIS DE MON MIEUX » !

Sur ce, je vous embrasse.

Marie.

 

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15 commentaires pour C’est quoi ta parentalité ?

  1. Le mieux c’est de se foutre de ce que pense les autres, d’arrêter de lire aussi tous ces livres qui ne font que nous culpabiliser même s’ils partent d’un bon sentiment de nous aider… Chaque enfant et chaque maman sont différents, donc comme tu dis fais de ton mieux, fais comme tu peux, te prends pas la tête, laisse couler quand ça crise, ça passera bien un jour, en attendant je te souhaite avec un peu d’avance un joyeux anniversaire, bisous ma cousine

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  2. picou dit :

    PARFAIT!!Je ne pourrais être plus d’accord avec toi…
    Je n’ai rien contre la « parentalité positive » ou la « bienvellance », chacun fait comme il veut (ou peut)!.
    Mais ce que je n’aime pas, c’est cet effet de mode, et le sous-entendu qui dit qu’un parent qui est ferme, rend son enfant malheureux, est « négatif » ou « malveillant ».
    En ce qui me concerne, je suis une maman aimante, câline, ouverte à la discussion, mais qui sait être ferme pour dicter les régles qui me semblent importantes.
    Et ce dogme du « positif » finit par nous culpabiliser de parfois crier, gronder, mettre des limites et empêcher nos enfants de tout essayer seuls. Moi je préfère mettre un cadre, comme mes parents l’ont fait avant moi (et je ne leur en ai jamais voulu! au contraire, je les en remercie, et j’en pensais déjà autant enfant!)
    Et ça ne fait pas de moi une mauvaise mère! Mes filles ne sont pas malheureuses pour autant parce que je crie parfois, et acceptent tout à fait d’être grondées – je prends toujours le temps de leur expliquer pourquoi. J’ai la chance d’avoir 2 filles adorables et faciles à vivre (peut être aussi grâce à cette fermeté) (qui ne veut pas dire sévérité!) ; mais j’imagine que quand on a un enfant agité, au caractère difficile, et qu’on crie, qu’on s’énerve, il doit être bien dur de ne pas se sentir jugées. Et c’est si dommage! Mais bon. On pourrait en écrire des tartines! (ce que je fais ;o)!)

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    • Maren dit :

      Je n’aurais pas l’écrire mieux! Merci bcp!
      Et oui tout ces nouvelles formes d’éducation à la mode…. Ca va bien 2 minutes.
      La maman de Marie à complètement raison… avant on ne posait pas autant de question.
      Personnellement je ne lis plus rien, je demande conseillé a des amis ou de la famille ou mon mari et apres je fais comme je peux.
      Et oui je crie des fois, je le puni et je le met meme une fessé ( dois je aller en prison maintenant? 😂
      Je pense aussi qu’on demande bcp trop de nos enfants maintenant…. dit merci, dit bonjour, tient toi droite, fais pas de bruit, reste assis, ……

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  3. Léa dit :

    Je suis jeune et je n’ai pas d’enfant mais pour autant je suis tout à fait d’accord avec toi. C’est vraiment la nouvelle mode cette parentalité positive, tout comme le fait de pas donner des petits pots déjà tout prêts et de tout faire soi-même, ou bien de ne pas laisser les enfants regarder la télé. J’ai 18 ans, j’ai regardé la télé tous les matins en me levant, ma mère n’a jamais préparé de la purée bio pour tous les midis, parce qu’elle travaillait, et que mon père aussi, et pour autant je n’ai jamais été malheureuse, et je ne suis pas plus débile qu’une autre. Enfin voilà tout ça pour dire que cette nouvelle mode autour de la parentalité m’agace, car elle fait se sentir mal les mamans qui ne suivent pas à la lettre ce qui est conseillé. D’ailleurs existe-t-il une maman parfaite ? Qui n’a jamais flanché ? Et qui a toujours eu une parentalité dite positive ? Je ne pense pas. C’est pas possible. Mais bon certainement que les personnes qui écrivent ces livres n’ont soit jamais eu d’enfants, soit qu’ils sont déjà trop âgés pour se rappeler vraiment comment c’était.
    En tout cas je suis à 100% d’accord avec toi, saches-le
    Bon courage, bonne vie !

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  4. doripette dit :

    je me suis beaucoup reconnu dans vos mots.. je me suis permise de partager.. ici on vie un enfent avec notre fils de 4 ans 1/2 qui a commencé sont terrible 2 a 18 mois et depuis ça ce s’est jamais finis.. j’entends beaucoup parlé d’education positive et bienveillante mais quand on vit l’enfer depuis 3 ans ce n’est pas toujours facile, il y a la fatigue nerveuse et la patience envolé, et la fatigue physique parceque le numero 2 dort trés peu
    en tout cas merci, je me sesn un peu moins seule au milieu de toute cette culpabilité au quotidien…

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  5. elisamarnet dit :

    Un grand merci pour cet article si vrai….je crois que la maternité (parentalité tout court) est déjà en soi source de culpabilisation et de frustration, pas la peine d’en rajouter…je m’en rends compte quand, lors d’une discussion sur le net ou avec des amis, je n’ose pas donner mon véritable point de vue. Non, il faut toujours dire qu’on a jamais crié, qu’on ne pète jamais un câble et qu’on a jamais envie de partir loin de la maison. Au fond, je crois que ma dépression est justement mon moyen d’exprimer tout cela…parce que vu de l’extérieur et comme je désirais cet enfant plus que tout, tout le monde se dit que donc mon monde est idéal. Sauf que non, j’ai un enfant ultra sollicitant, un homme rarement là et qui n’a pas ses week-ends le samedi et le dimanche. Alors oui il emmène bébé le matin à la crèche, mais je suis tous les soirs seule avec lui, et les week-ends aussi. Parce que je ne peut me permettre de ne plus bosser à plein temps vu le coût de notre loyer, parce que je n’ai plus une seconde à moi…et qu’en même temps je me prends des réflexion quand je veux souffler 2 min…Oui on tente au maximum de pratiquer la parentalité bienveillante et on adore nos enfants, mais la bienveillance qui la pratique avec nous ?

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  6. Marie Kléber dit :

    Merci pour ce billet qui me parle à moi aussi. Je le dis souvent à une de mes amies, tous ces concepts sont bien jolis mais à part nous mettre la tête dans nos faiblesses, ils ne nous aident guère à nous donner confiance dans notre rôle.
    Faire de son mieux, je crois que c’est le premier conseil sensé que je lis autour de la parentalité. Et je confirme quand on est entouré, épaulé, ça se passe mieux.
    Pour ma part je suis maman solo – heureusement j’ai mes parents à côté (!) et parfois je n’en peux plus – le terrible two s’est transformé en terrible four (est-ce que ça s’arrête un jour?). Parfois la colère prend le dessus, je crie, je m’en veux un peu et beaucoup moins avec le temps. Parce qu’à la fin de la journée, je fais bilan et je me dis « j’ai fais de mon mieux avec les dés que j’avais dans les mains aujourd’hui ».
    Du temps de nos parents, ces questions n’existaient pas et comme le dis souvent ma mère, c’était plus simple, on se fiait à notre intuition et si on se remettait en question parfois, on ne se disait jamais qu’on n’était pas à la hauteur.

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  7. mamlouve dit :

    Mon quotidien ressemble étrangement au tien…Je suis aussi une maman seule du lundi au vendredi (mon mari rentre longtemps après le coucher des enfants et n’est présent que quelques minutes à leur réveil). Mon castor de 7 ans a été un petit enfant très facile. Mais à la naissance de son petit frère il y a deux ans, les choses se sont gâtées : grosses colères, insolence, désintérêt pour tout ce qui concerne l’école… Nous avons consulté une première pédopsy qui nous a conseillé la discipline positive, la lecture de nombreux ouvrages. Mes parents comme les tiens me disaient que je me posais trop de questions, qu’à trop vouloir tout expliquer ou comprendre, je m’épuisais, ce qui était contre-productif. Après une légère amélioration, son comportement s’est encore dégradé. Nous avons changé de pédopsy. Cette dernière après quelques séances avec notre fils nous a conseiller de « laisser tomber la discipline positive » et de revenir à la « discipline à la papa » : du cadre, des règles très strictes. Nous sommes les parents, nous décidons, il obéit. Je ne peux pas dire que nous sommes sortis de l’ornière mais notre fils semble plus heureux, moins colérique, moins angoissé. Quant à moi, je suis moins perdue, j’ai moins la sensation d’être une « mauvaise mère qui rate tout ». La pédopsy nous a expliqué que comme toutes les méthodes, il y a des individus pour qui cela fonctionne et d’autres pas. Pour nous, il semble que cette « discipline positive » ne convenait pas…

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  8. Mélimélanie dit :

    Merciiiii!!! Je n’en peux plus de la parentalité positive ou tout devient nocif pour l’enfant dès qu’on veut mettre un cadre ou des règles… Surtout que tout ça s’appuie souvent sur LE modèle nordique et j’ai lu récemment un article mentionnant le mal être de ces enfants (qu’on avait voulu considérer comme des adultes miniatures et non comme des enfants).
    On m’a appris qu’un enfant ça se construisait par rapport aux limites qu’on lui posait. Et qu’un enfant sans limite était un enfant malheureux (ce qu’est entrain de conclure la Suède…)
    Bref la parentalité positive ça commence à me courir et même si je suis bien évidemment contre les violences faites aux enfants je pense que mes fils grandiront heureux même avec des règles et des interdits.
    Donc merci pour cet article déculpabilisant!!

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  9. Anne-Claire dit :

    Teeeeeeellement d’accord avec toi ! ça fait du bien de voir quelqu’un oser dire sur la blogosphère que les parents « bienveillants » (j’abhorre ce terme, comme si seuls ceux qui appliquent cette méthode dogmatique « voulaient le bien » de leurs enfants ???) ne sont pas forcément ceux qui évitent toutes les crises ! Ca ne veut pas dire frapper ni hurler sur son enfant, mais pas non plus forcément TOUJOURS chercher à le comprendre. Comme si, dans la vraie vie, les gens allaient chercher à LE comprendre LUI à chaque fois… initiation à l’égocentrisme aigü ! Prendre du recul de temps en temps sur son mode de fonctionnement, communiquer et parfois se mettre à sa place OK, c’est sain, mais impossible de le faire tout le temps, ce sera le plus souvent à lui de s’adapter à un entourage qui fonctionne indépendemment de lui, qu’il le veuille ou non. Et je veux le bien de mon enfant quand je lui apprends cela. (et j’ai aussi lu tout Filliozat, qui est honnête sur ce point aussi, nuance ses propos, et se fait moins dogmatique que ses « disciples intégristes »).

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  10. J’ai exactement le même tas de bouquins sur ma table de chevet. Nous en avons lu certains avec mon mari, j’en lis d’autres en solo. Comme dans chaque livre il y a à prendre et à laisser. Pour notre part nous n’avons pas la patience d’être dévouée à 100 % à notre enfant. Nous aimons aussi faire des choses ensemble ou séparément. Or, si on s’en tient à ces livres, il faudrait tout sacrifier « un temps », en acceptant que cela ne durera pas. Personnellement je trouve ça impossible voire malsain, et pour elle et pour moi. Pour elle car le monde ne tourne pas autour d’elle et rien ne sert de lui laisser croire. Pour moi car je craquerai de perdre totalement ma liberté, au risque de ne plus être capable de la retrouver le temps venu, d’avoir coupé avec mes amis, ma famille, etc.
    Enfin, appliquer cette méthode demande un introspection permanente qui me rendrait folle. Alors je prend ce qui m’intéresse et je laisse le reste !

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  11. Je ne suis pas une poule dit :

    Je ne pourrais être plus d’accord avec toi. J’avais d’ailleurs écrit un article à ce sujet. Sûrement moins documenté et moins « posé » mais qui partait, je crois, d’un même sentiment. Faire de notre mieux et donner tout l’amour du monde à nos enfants c’est la seule recette miracle.

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  12. Lauriane dit :

    Je me retrouve complètement dans ton article. Mon ainé est en plein terrible two à presque 3 ans et je trouve cela très difficile à gérer! J’ai essayé de mettre en place cette éducation bienveillante au quotidien avec les mêmes lectures que les tiennes, et j’ai le sentiment qu’il faut constamment prendre du recul sur les choses avant de réagir, je trouve ce manque de spontanéité extrêmement difficile au quotidien. Et certaines astuces de Madame Filliozat ne fonctionnent pas du tout sur mon petit bout ce qui à chaque fois me laisse penser que je ne fais pas les choses correctement.
    En tout cas merci beaucoup pour ton témoignage déculpabilisant, ça fait du bien!! Comme tu le dis l’essentiel est de faire de son mieux
    Au plaisir de te lire

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  13. mumtwokids dit :

    MERCI pour ton article totalement déculpabilisant, j’en ai aussi ma claque de ces discours sur la parentalité positive…on essaie de faire tout simplement du mieux qu’on peut avec nos enfants, bien évidemment je pense qu’à cause de tous ces discours nous sommes clairement moins sévères avec eux que l’étaient nos parents (enfin pour ma part mais je ne pense pas être la seule) mais oui je hausse la voix quand je suis à bout,quand je suis lassée de répéter sans cesse la même chose à mon lapin qui fait (je le soupçonne clairement) semblant de ne pas comprendre…mes émotions peuvent parfois prendre le dessus, bref comme tu l’as si bien dit le parent parfait n’existe pas et on n’apprend pas à être parents dans les bouquins.

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  14. Ping : Il n’écoute rien | Marie et sa tribu

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