Ce je-ne-sais-quoi

J’étais assise là, à table, je regardais Romane sur sa chaise haute en train de dévorer son fromage et Jules qui mangeait (oui vous avez bien lu, il mangeait !!) ses spaghettis bolognaises. Et je me suis dit « ça y est, enfin, ça devient facile ».

Alors une pensée m’a traversé l’esprit: Et si on s’arrêtait la ? Et si on décidait de ne plus avoir d’enfants et de rester tous les 4 pour toujours, juste nous 4 ?

Et si je decidais de me concentrer sur ma reconversion, sur mes projets, sur toute la liste de chose que je veux faire, sur MOI ?

Mais alors que cette pensée occupait ma tête, me laissait voguer à mon imagination, un petit je-ne-sais-quoi est venu se nicher dans mon ventre, un malaise, comme un caillou, je dirais même une petite douleur.

Non, je ne pourrais pas.

Depuis aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours rêvé d’une famille nombreuse. Cela a toujours été dans ma tête. Les familles nombreuses, même hors-normes, m’ont toujours donné envie, elles me font rêver. J’adore cette idée d’une maison complètement remplie par les rires, les cris, le monde. J’ai lu récemment le livre de Marielle Blanchier, maman d’une tribu de 13 enfants; et même si bon 13 enfants c’est un peu extrême (on me dit dans l’oreillette un peu beaucoup quand même ahah), j’adhère complètement à sa philosophie, à sa façon de voir la vie, d’ailleurs sa devise est parfaite « Bien faire et laisser dire »(vous pouvez retrouver une interview d’elle dans cet article  ;-)).

Je ne viens pourtant pas d’une famille hors norme, nous sommes « juste » trois enfants, et je suis la dernière. Peut-être que c’est ça ? Parce que je suis la dernière ? Je ne sais pas franchement…

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J’ai pu lire sur la section Ma chère Elisa du blog Et Dieu Créa des témoignages de femmes qui aimeraient un nouvel enfant mais qui sont confrontées au refus de leur conjoint, et elles décrivent leurs malaises, leurs tristesses profondes. Jusqu’à parfois mettre leur couple en difficulté. Parce que non, elles n’envisagent pas de ne pas pouvoir avoir un nouvel enfant. Et sincèrement, je ne leur jette pas la pierre. Je les comprends même. J’espère vraiment ne jamais être à leur place un jour mais je sais que ça sera peut-être une possibilité.

Alors je me pose cette question: qu’est ce qui fait qu’une maman ressent le besoin d’avoir un seul enfant ? deux enfants ? 4 ? 6 ?

Est-ce que les scientifiques se sont penchés sur la question, qu’est ce que réellement ce je-ne-sais-quoi ? Est-ce que c’est un peu comme l’âme, ces 21 grammes inexpliqués ? Parce qu’il y a bien quelque chose, non ? (rassurez-moi, je ne suis pas folle ?).

Comment une femme sent que sa famille est « au complet » ? Comment devient-on rassasier de ce maternage ? Est-ce que ce je-ne-sais-quoi disparait comme par magie ? Ou c’est la fatigue, les lessives, les microbes qui arrivent à venir à bout de lui ? Ou peut-être on se fait une raison, pour quelque part rester dans la normalité ou par limite financière ?

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Peu importe pourquoi, j’espère que je vais ressentir un jour ce sentiment de complétude dans ma famille, sentir que j’ai fini mon « travail » de faire venir dans ce monde de nouveaux mini-humains, et que je vais profiter pleinement d’un foyer rempli, à moitié ou à ras bord, mais forcément, évidemment, complètement plein d’amour.

Je vous souhaite une excellente journée.

Marie.

 

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2 commentaires pour Ce je-ne-sais-quoi

  1. Julia dit :

    Merci pour l’article de Marielle Blanchier je ne connaissais pas. Quand j’étais petite je disais que je voulais 13 enfants! J’ai revu mes objectifs à la baisse :D.
    J’étais tellement fatiguée au début avec mon petit bout que je me disais que le prochain attendrait plusieurs années.. et puis au final il y a cette envie qui revient, et qui surement dépassera la peur d’être dépassée par le quotidien ❤ Il y a beaucoup de jumeaux dans la famille de mon conjoint mon petit bout n'était pas seul au début de ma grossesse, alors peut être que pour la prochaine grossesse j'en aurai 2 d'un coup! J'aimerai travailler moins pour pouvoir m'en occuper+, je réduirait certainement encore mon temps de travail après le prochain petit bout.
    En tout cas je suis comme toi, je sais que ce n'est pas le dernier 🙂
    Bises. Julia

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