Mais ça te plait ?

J’ai toujours été une citadine.

J’ai eu la chance de vivre dans beaucoup de grandes villes. D’abord grâce à mon père, puis grâce à mon mari. J’ai vécu à Bangkok, Dubai, Paris, Bordeaux, San Diego et des villes à taille plus humaines aussi comme Aberdeen et Stirling (en Ecosse) et Frejus (où Jules est née).

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Comme j’ai déjà pu vous le dire, nous avons beaucoup déménagé avec mon homme depuis le début de notre histoire. Son métier est compliqué (cela fera l’objet d’un autre article), et tant que Jules était petit, nous avons suivi.

Mais le temps était venu de se stabiliser, clairement on en pouvait plus de vivre dans des cartons, et Romane allait pointer le bout de son nez. Puis on a pensé à eux, à l’enfance qu’on leur souhaitait paisible, sans déménagement.

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Lorsque je l’ai connu, mon mari était déjà propriétaire de l’ancienne maison de ses grands-parents dans les Ardennes, nous avons donc investi les lieux.

Je crois qu’en fait, tout s’est très bien combiné. Après 7 ans à Paris et sa banlieue, je n’en pouvais plus. Je ne supportais plus le métro, le RER, la foule, le bruit constant. La ville, c’était fini pour moi. J’avais besoin de calme et d’une vie plus douce.

Le changement a donc été radical car maintenant j’habite dans un petit village de la pointe des Ardennes qui compte un peu plus de 500 habitants. Le village d’enfance de mon homme. Le village se situe dans un Parc naturel régional, en plein milieu d’une forêt magnifique. Mon footing, je le fais dans les bois, au calme, avec les oiseaux qui préviennent le gibier de mon arrivée, d’ailleurs il m’arrive souvent de voir des chevreuils et des biches quand je me promène.

Alors bien sûr, la ruralité, ce n’est pas pour tout le monde, il faut accepter de prendre sa voiture tous les jours, faire 20km pour se faire une toile (pas de VO ici !), ne pas pouvoir commander des sushis (ce qui me manque le plus je crois ahah). Il faut vivre au rythme des saisons, le gel le matin sur la voiture d’octobre à avril, la neige, la pluie. Je trouve qu’en ville, on subit nettement moins le temps qu’il fait. Et bien sûr, cela dépend des personnalités : je suis assez casanière, mon mari aussi. Je pense que c’est important pour apprécier la vie à la campagne, car sortir demande une certaine organisation ici.

Personnellement j’aime l’ambiance familiale des petits villages, tout le monde se connait, et je n’ai aucune inquiétude pour la sécurité de mes enfants.

Et puis, la campagne, c’est un net allégement du porte-monnaie, il ne faut pas se le cacher. Acheter une belle maison devient possible, la crèche ne coute pas un bras-et-demi, les courses sont nettement moins chers, on se chauffe au bois, qui dans notre région coute peu cher (à condition d’avoir des muscles pour aller le faire!). A la campagne, on fait de réelles économies, tout simplement aussi parce qu’il n’y a pas la possibilité d’aller au daily’monop où les prix sont … exorbitants.

La campagne, c’est aussi Vivre, à son rythme. Ne pas forcement avoir quelque chose de prévu, et c’est tant mieux. Rester tranquillement à la maison. Profiter des enfants. Et avoir vraiment le sentiment de les voir grandir.

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Alors pour répondre à la question que mon entourage me pose souvent: OUI je me plais beaucoup !

Bon week-end à tous, ici ça sera sous la neige !

Marie.

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